Éloges faits par le vertueux cheikh Lazhar Senigra de l’illustre érudit cheikh Rabî‘ Ibn Hêdî El Medkhalî


Ecrit par cheikh Lazhar Senigra, traduit par Aboû Fahîma ‘Abd Ar-Rahmên El Bidjê’î, publié par le Markaz Al-Jama’a dans Articles.

La Louange est à Allâh, Le Seigneur des mondes ; et que la prière et le salut soient sur Mouhammed, sur sa famille ainsi que tous ses compagnons, sans exception.

Après cela, ceci est une réponse à une question au sujet du statut de l’illustre érudit, le vénérable cheikh combattant Rabî‘ Ibn Hêdî El Medkhalî -qu’Allâh le préserve-, donnée par le vertueux cheikh Lazhar Senigra -qu’Allâh le garde-, et ce, lors d’une conférence qu’il avait dispensée dans la ville de Béjaia, le 05 Rabî‘ El Awwel 1436 (27/12/2014) sous le titre « Le droit du Prophète Élu prière et salut d’Allâh sur lui ».

Le cheikh -qu’Allâh le préserve- a répondu en disant : Le cheikh (Rabî‘) n’a pas besoin d’être présenté. Car si je donne une présentation de lui, cela voudrait dire qu’il y a un problème. Des gens comme vous ignorent les savants de la Sounna ? Je ne pense pas ! Donc le questionneur a dit qu’il voudrait qu’on lui parle du cheikh Rabî‘ -qu’Allâh le garde et l’assiste-, ainsi que d’autres parmi ses frères savants appartenant aux Gens de la Sounna et du Groupe.

En vérité, ces savants font partie des illustres érudits qu’on doit connaître et ne pas ignorer, notamment ces Imams qui sont en fait devenus très distingués chez les Gens de la Sounna. Allâh -Majestueux et Très-Haut soit-Il- a fait triomphé sa religion par eux. Allâh -Béni et Très-Haut- a fait qu’ils soient tels des épines dans les gorges1 des contradicteurs de Sa Voie ; de ceux qui portent atteinte à la Sounna de Son Prophète. Et il suffit comme égard et honneur à cet Imam [cheikh Rabî’], qu’il ait reçu l’attestation d’honorabilité [tezkiya] de la part des Imams de l’islam et des grands savants suivis de façon consensuelle par les Gens de la Sounna à cette époque, tels que le cheikh Ibn Bêz, le cheikh El Elbênî et le cheikh Ibn ‘Outheymîn -qu’Allâh Majesté à Lui leur fasse tous miséricorde-, et après ceux-ci, il a eu aussi la même attestation de nombre d’autres érudits parmi les vivants, dont le dernier à lui avoir décerné une telle tezkiya et à avoir adressé des paroles très élogieuses à son égard est le cheikh Sâlih El-Louheydên. Ce cheikh respectueux et très respectable, sounni et défenseur de la Sounna et de la Voie de ses partisans.

Il vous suffit de savoir que ces éloges [en faveur du cheikh Rabî‘] proviennent de la part des Imams vers lesquels s’adressent les Gens de la Sounna au Levant et au Couchant. Et nous, notre croyance au sujet de nos savants par rapport à cette question est conforme à la Sounna. Nous ne croyons pas tel que le font les Gens des hérésies et des passions [Ehlou-l bida‘ wel-ahwê’] ; nous ne croyons pas qu’ils sont infaillibles ; et nous ne croyons pas non plus que la référence en science (islamique) se restreint à eux seulement. Notre référence scientifique est attribuée à tous les savants des Gens de la Sounna, où qu’ils soient et partout où ils se trouvent.

Une fois on avait interrogé sur ce point l’éminent érudit, critique et discernant, Sâlih El Fewzên -qu’Allâh Très-Haut le préserve vivant et mort-, il y a là une réponse très juste donnée par cet Imam, le questionneur a dit : « La référence scientifique est-elle seulement tirée du comité des grands savants et du comité permanent [d’Arabie] » ? Sachant qu’il y est membre. Le cheikh -qu’Allâh le garde- a dit : « la référence scientifique se tire de tout savant parmi les savants des Gens de la Sounna, où qu’ils soient et où qu’ils se trouvent, non seulement au comité permanent ni au comité des grands savants. » Alors reconnaissez à vos savants leur mérite ! Et placez les gens à leurs vraies places ! Car c’en est certes la conduite de votre Prophète -sur lui la prière et le salut-.

Il suffit également comme honneur de la part d’Allâh à ce cheikh le fait que les Imams confirmés l’aient accrédité, et aussi l’attestation, très belle, du cheikh El Elbênî -qu’Allâh Très-Haut lui fasse miséricorde- en faveur du cheikh Rabî‘, qu’il est véritablement le porteur de l’étendard du crédit et du discrédit à cette époque. Être le porteur de l’étendard du crédit et du discrédit à cette époque, une telle attestation provenant de cet Imam au profit de cet érudit constitue une preuve qu’il a combattu d’un énorme combat dans ce domaine (c’est-à-dire qu’il a combattu par la science les hérésies et les hérésiarques NDT).

Effectivement, Allâh -Majestueux et Très-Haut soit-Il a illuminé par lui le sentier des croyants parmi les Gens de la Sounna, qui ont alors reconnu à juste titre leur chemin ; ils ont connu les hommes véridiques d’entre ceux qui sont faussés ! Car les savants des Gens de la Sounna sont en fait tels des orfèvres en la matière. Un orfèvre quand tu lui apportes une pièce, il te montre s’il elle est de l’or pur ou non. Il t’indique la vraie pièce de celle qui est fausse. Et c’est ainsi que sont les savants, ils t’indiquent les scolastiques [el moutakallimoûn], les prétentieux [el moudda‘oûn] et les pseudo-cheiks [el moutachayyikhoûn], et combien sont-ils nombreux à notre époque ! Donc, le savant te dira : attache-toi à celui-ci, et prends garde à celui-là, et méfies-toi de celui-là… tel un orfèvre.

Quant à nous, on est encore au début. On ne peut pas distinguer comme il se doit. On se fait leurrer. Et combien de nos enfants ont été leurrés ! Beaucoup d’entre eux malheureusement. Regardez seulement aux années précédentes, dans ce pays (l’Algérie), quand la dissension [el fitna] y est advenue. Combien d’innocents n’ont pas emprunté ce chemin (c’est-à-dire de la Sounna pour contrecarrer la fitna, NDT). Ces gens n’ont pas accepté nos conseils. Ils n’ont pas évité ce dont nous les avons mis en garde. Ils n’ont pas suivi nos conseils de se référer aux savants. Ils se sont jetés avec ceux qui se sont enfoncés dans la fitna et ont péri avec ceux qui ont péri. Puisse Allâh nous accorder le salut et nous préserver. Par Allâh ! J’en connaissais beaucoup, frères ! Je savais qu’ils ne pouvaient pas s’enfoncer avec ces gens si ce n’était à cause de certains imposteurs. Ils se sont laissés tromper par eux car ils les voyaient, en apparence, qu’ils étaient sur le bon chemin ! Et, au fait, moi je n’avais pas l’habitude de nommer ces gens, mais maintenant je les cite nommément, parmi ceux-là par lesquels ils se sont trompés, il ya ce « Benhadj » qui enseignait à un moment donné la Sounna ! Mais ensuite leurs pieds ont déraillé. C’est pourquoi il ne faut pas que nous soyons mordus deux fois du même trou, plus jamais frères !

Et cette affaire, c’est-à-dire les répliques et les condamnations [de cheikh Rabî‘ et d’autres savants], a causé des insomnies aux Gens des passions, des hérésies, de tous les hizbiyyîn, les moutamayyi‘în, les souroûriyyîn et les halabiyyîn. Cette affaire les a éperdument troublés et angoissés. C’est pour cela qu’ils ont lancé une propagande frénétique et grandiose contre cet Imam combattant afin de le faire tomber ; pour qu’il n’ait plus de crédibilité dans la communauté. Cela fait plusieurs années qu’ils essayent et tentent d’atteindre cet objectif ! Néanmoins, Allâh -à Lui la Puissance et la Majesté-, malgré l’ampleur de leurs complots, Il ne cesse d’élever le rang de ce cheikh et d’agrandir l’amour qu’ont pour lui les croyants sincères, et nous prenons Allâh pour témoin… Comme nous Le prenons pour témoin de notre amour pour notre Prophète -prière et salut sur lui-, nous le prenons aussi pour témoin de notre amour pour les bien-aimés de Son Prophète.

Je vais vous raconter une anecdote au sujet de cet Imam que nous aimons en Allâh -Béni et Très-Haut-, un amour dont nous implorons Allâh -Béni et Très-Haut- de trouver dans la balance de nos bonnes œuvres le Jour de la Résurrection, l’amour de ce cheikh ainsi que l’amour qu’on a pour tous nos savants et Imams. Je pense que beaucoup d’entre vous a déjà entendu cette anecdote car elle est diffusée sur Youtube et autres.

Donc, le cheikh, cela fait longtemps, il était enseignant à l’Université Islamique [de Médine], celui qui raconte cette anecdote dit que le cheikh a fini un jour son cours et allait sortir de l’université ; il dit qu’il avait pour habitude de faire monter dans sa voiture toute personne qu’il trouvait à la sortie de l’université, et une fois Allâh a voulu que le cheikh fasse monter avec lui un homme âgé, un parmi les cheikh vertueux d’Égypte. Il s’appelle Mouhammed El Hakîm. Il s’est donc installé dans la voiture et une fois sur la route il a demandé à cheikh Rabî‘ en disant : « Ô cheikh Rabî‘ ! Je t’aime beaucoup, mais j’ai une question. » Le cheikh Rabî‘ lui a alors dit : « Vas-y [je t’écoute]. » Le cheikh [égyptien] lui a dit : « Aimes-tu vraiment le Prophète -prière et salut d’Allâh sur lui- ?! » Du coup, le cheikh Rabî‘ était tellement choqué par cette question, c’est comme si une foudre avait frappé son cœur, au point d’arrêter brusquement la voiture qui a dérapé. Ainsi, il lui a dit : « Crains Allâh en toi. Tu me pose cette question, alors que je suis dans la ville du Messager d’Allâh -prière et salut d’Allâh sur lui-, en plus j’enseigne avec toi à l’Université Islamique depuis plusieurs années !? » Mais l’autre cheikh s’en était excusé en disant qu’il entendait dire cela en Égypte. C’est ce qu’on disait là-bas sur El Wahhêbiyya ; qu’ils n’aiment pas le Prophète -prière et salut d’Allâh sur lui- !! Donc, le cheikh Rabî‘ lui a dit : « Ô mon frère ! Tellement j’aime le Messager d’Allâh -prière et salut d’Allâh sur lui-, je ne me suis pas contenté d’appeler par son nom un seulement de mes deux enfants ; j’ai deux fils qui ont le même nom que le Messager d’Allâh -prière et salut d’Allâh sur lui- : Mouhammed et Mouhammed ! » –En fait le cheikh à deux enfants : Mouhammed El Awwel, et Mouhammed Ath-Thênî-, et il lui a dit aussi : « Depuis que j’ai entendu que le blanc était la couleur  des vêtements la plus aimée pour le Prophète -prière et salut d’Allâh sur lui-, je n’ai plus jamais manqué de mettre du blanc ! » Et ainsi le cheikh s’est donc mis à lui citer son état par rapport à la Sounna du Prophète -prière et salut d’Allâh sur lui-. Cela étant, son interlocuteur avait été très touché par ses paroles, et il lui avait présenté ses excuses. C’est-à-dire il a eu des égards pour le cheikh Rabî‘ grâce à l’amour et l’ardeur qu’il a pour la Sounna du Prophète -prière et salut d’Allâh sur lui-.

C’est bien cela qu’on connaît du cheikh Rabî‘. Dans ses assises, tu n’entends parler que de l’appel à la Sounna. Dans son allure et son état, tu ne vois que la Sounna. C’est ainsi qu’ils étaient aussi les illustres Imams de l’islam.

Nous prions Allâh -Béni et Très-Haut soit-Il- de nous assister pour accomplir les choses qu’Il aime et agrée ; de nous accorder l’amour de notre Prophète sur -lui la prière et le salut- ainsi que l’amour de ses compagnons -qu’Allâh les agrée-, et celui de ses bien-aimés, ses alliés parmi les pieux alliés, et d’aimer nos savants et nos Imams ; nous prions Allâh -Puissance et Majesté à Lui- de nous rassembler avec leur groupe le Jour de la Résurrection.

Pureté et Gloire à Toi, ô Allâh, j’atteste qu’il n’y a nul adoré si ce n’est Toi,

je Te demande pardon et je me repens à Toi.


(1) C’est une expression idiomatique arabe qui veut dire qu’ils s’opposent fermement aux hérétiques et ne transigent pas avec eux.