Que dire de celui qui épie les défauts des savants?


Par Le Comité Permanent des Recherches Scientifiques et de la Délivrance des Fatwas (Al-Iftâ') , tiré du site www.alifta.net. Publié dans Méthodologie.

Que dire de celui qui épie les défauts des Savants sous prétexte de prévenir les gens de leurs erreurs, et d'en attirer leur attention ? Sachant que ce sont les étudiants du savoir qui le font, et en avertissent les gens. Parfois, ils les avertissent de savants renommés, comme As-Souyouttî (prétendant qu'il est Ach`arî), ainsi que d'autres savants.

Les Oulémas ne sont pas parfaits pour ne commettre aucune erreur selon le hadith :

"Lorsque le juge s'efforce de rendre un jugement qui se montre conforme à la justice, il aura deux récompenses; mais s'il se trompe, il sera attribué, tout de même, une part de récompense"(1)

sans pour autant diminuer leur valeur étant donné que leur intention est d'atteindre le vrai. Il n'est pas permis de médire d'eux. Cependant, démontrer le vrai et avertir le faux sont une obligation, tout en respectant les Oulémas et reconnaissant leur valeur, sauf pour celui qui innove ou contredit le dogme religieux, il faut prévenir de lui s'il est en vie, ainsi que de ses livres si erreurs y existent afin que les ignorants n'en soient pas influencés.

Il faut, particulièrement, faire attention aux prêcheurs d'égarement, car ceci rentre dans le cadre de la démonstration du Vrai et du conseil aux gens, et n'a pas pour but de porter atteinte aux personnes et aux grands savants, comme As-Souyouttî et autres : on prévient de leur erreurs et on apprend de leur savoir. Certes, ils ont des bienfaits qui dépassent leurs erreurs, mais l'erreur ne peut être admise ni d'eux ni des autres.

Qu'Allah vous accorde la réussite et prière et salut sur notre Prophète Mohammad, ainsi que sur sa famille et ses compagnons.


(1) Le Sahîh d*Al-Boukhârî (L*attachement au Coran et à la Sunna) (7352) , Sahîh Mouslim (Les Sentences) (1716) , Sounan At-Tirmidhî (Les Jugements Religieux) (1326) , Sounan Abou Dâwoud (Les Sentences) (3574) , Sounan Ibn Mâdja (Les Jugements Religieux) (2314) , le Mousnad de Ahmad ibn Hanbal (4/198).


 Source: www.alifta.net